La forêt de la Charente-Maritime

 
 
Sous bois en automne © Thierry Degen - Terra

Sous bois en automne © Thierry Degen - Terra

La forêt de la Charente-Maritime couvre 103 000 hectares répartis inégalement sur le territoire et décomposés en plusieurs massifs forestiers.

Ressource économique et écologique précieuse, elle est l'objet de divers usages réglementés et de mesures de préservation spécifiques.

 

Les massifs de la Charente-Maritime


la Double-Saintonge et la Forêt de la Lande, au sud du département, constituent l’extrémité nord du massif aquitain. C'est le bassin d’approvisionnement et le lieu de transformation du pin maritime ou pin des Landes. La propriété forestière y est très morcelée et la sensibilité à l’incendie forte ;

les forêts littorales (presqu’île d’Arvert, îles d’Oléron et de Ré) ont été plantées en zone de marais pour fixer les dunes du littoral dans la première moitié du XIXème siècle. Ce massif est composé de forêts domaniales et de forêts privées. Le pin maritime, seul à l’origine, est désormais accompagné de feuillus xérophiles. Le tourisme et le camping y interfèrent fortement et la sensibilité à l’incendie y est très forte. Le classement en forêt de protection de 7 400 hectares assure le plus haut degré de pérennisation de ces forêts ;

les forêts intérieures (Saintonge-Romane, Benon, Chizé pour partie) situées dans des régions principalement consacrées à l’agriculture et à la viticulture, sont petites et disséminées sur les plus mauvais sols des hauteurs. Les boisements sont de type futaie feuillue/taillis. La sensibilité aux dégâts de gibier est élevée et la sensibilité à l’incendie faible ;

 les peupleraies sont localisées le long des rivières (Boutonne, Seugne et Charente).

 

La filière bois du département


La filière bois génère près de 12 000 emplois dans la région. Dans le département, près de 90 000 m3 de bois sont récoltés annuellement, pour moitié de feuillus et pour moitié de résineux, et majoritairement utilisés en tant que bois d'industrie et d'énergie. Les entreprises d'exploitation forestière et de transformation du bois sont très principalement situées dans la Double saintongeaise.

Un effort important de mécanisation a été réalisé depuis la tempête de 1999. Cet événement a également permis d'entamer le capital sur pied et les efforts de nettoyage et de reconstitution ont permis le repeuplement des zones les plus touchées.

 

Les principales mesures de préservation


Les mesures de préservation de ces zones forestières sont intégrées dans les Plans Simples de Gestion déposés par les propriétaires ou dans des procédures de gestion durable (certification, code de bonnes pratiques sylvicoles, règlement type de gestion).

Le classement en espaces boisés classés, via les documents d'urbanisme, permet de mieux garantir la pérennité des forêts et un contrôle administratif sur les coupes.

Le classement en zone Natura 2000 des forêts de la presqu’île d’Arvert, de la Double-Saintonge et de Chizé assure la protection de ces réservoirs biologiques importants pour la faune et la flore du département. Les principaux enjeux de ce classement sont :

  • d'inciter à une gestion plus durable des forêts fragilisées par la non-régénération naturelle des forêts feuillues constatée sur certains secteurs due à des pratiques sylvicoles et cynégétiques intensives  ;
  • de générer une sylviculture adaptée aux enjeux de biodiversité et de changement climatique.