Sécurité sanitaire

Moustique tigre « Aedes albopictus » et lutte anti-vectorielle

 
 
Moustique tigre « Aedes albopictus » et lutte anti-vectorielle

Coupez l'eau aux moustiques tigres !

Le moustique Aedes albopictus est un moustique d'origine tropicale, également appelé moustique tigre en raison des zébrures qui parcourent son corps et ses pattes. Il est de petite taille (environ 5mm) et pique en journée (surtout le matin et le soir). Ce moustique peut, dans certaines conditions particulières, être vecteur des virus du chikungunya, de la dengue et du Zika. Comment lutter ?Corps de texte© www.yanngautreau.fr

Jusqu’à présent, aucun cas autochtone (c’est-à-dire non importé d’une zone d’endémie) n’a été signalé en Nouvelle-Aquitaine. Même s'il n'existe pas d'épidémie de ces maladies actuellement en France métropolitaine, la vigilance de chacun est précieuse pour limiter les risques.

C’est pourquoi une surveillance particulière de ce moustique est mise en place en métropole du 1er mai au 30 novembre de chaque année comme le préconise le plan national anti-dissémination du chikungunya, de la dengue et du Zika. Ce plan décrit les mesures de surveillance, de lutte contre la prolifération du moustique et de protection des personnes (plus d'informations en fin de page). 

Cette surveillance a permis de détecter l'implantation du moustique tigre en Dordogne, Gironde, Corrèze, dans les Landes, le Lot-et-Garonne, les Pyrénées-Atlantiques, et pour la première année en Charente-Maritime (départements classés au niveau 1 du plan national). Dans les autres départements de la région, le moustique tigre n'est pas encore implanté.

Comment reconnaître et signaler un moustique tigre ?

Comme de nombreuses espèces de moustiques coexistent, on peut parfois les confondre.

Petits indices pour bien reconnaître le moustique tigre :

  • Il est tout petit ! (environ 5mm, soit plus petit qu'une pièce de 1 centime, ailes et trompe comprises!)
  • Il a des rayures noires et blanches (pas de jaune), sur le corps et les pattes,
  • Il vit et pique le jour (ce n'est pas lui qui vous empêche de dormir!)
  • Sa piqûre est douloureuse.

Vous l'avez reconnu? Signalez-le !

L’ensemble de la population peut participer à la surveillance de cette espèce afin de mieux connaître sa répartition. Il s'agit d'une action citoyenne permettant ainsi de compléter les actions mises en place.

Rendez-vous sur le site www.signalement-moustique.fr où un questionnaire vous permettra de vérifier rapidement s'il s'agit bien d'un moustique tigre.

Comment lutter ? Chacun a un rôle à jouer...

affiche moustique

Plus de documentation sur :

https://www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr/moustique-tigre-aedes-albopictus-et-lutte-anti-vectorielle

Évolution de l’implantation du moustique tigre en Charente-Maritime

L’implantation irréversible du moustique tigre est constatée en 2018, dans les communes de Saintes et de Nieul-sur-Mer grâce au dispositif national de veille citoyenne (www.signalement-moustique.fr ) et au renforcement de la surveillance entomologique dans ces communes.

Le département est classé en niveau 1 du plan national de lutte, le 26 novembre 2018 par arrêté interministériel. Ce changement de niveau signifie que le moustique Aedes albopictus est considéré comme implanté et actif. La surveillance entomologique et la lutte contre le moustique tigre passent alors sous la compétence du Département.

Les zones colonisées sont situées dans des quartiers des communes de Saintes et de Nieul-sur-Mer.

Outre les 2 communes colonisées, des moustiques tigre ont également été détectés ponctuellement dans 3 autres communes grâce à des relevés de pièges pondoirs. Ces communes ne sont pas classées comme colonisées pour l’instant.

Situation épidémiologique en France métropolitaine et en Nouvelle-Aquitaine (données Santé publique France du 3 décembre 2018)

En 2018, entre le 1er mai et le 30 novembre, en France métropolitaine, 203 cas ont été confirmés :

  • 0 cas de Zika (contre 15 en 2017),
  • 196 cas de dengue (contre 137 en 2017),
  • 6 cas de chikungunya (contre 24 en 2017),

Parmi ces cas, 7 cas autochtones de dengue ont été enregistrés dans les Alpes-Maritimes et l’Hérault.

Sur la même période, en Nouvelle-Aquitaine, parmi 56 signalements (soit une baisse de 30% par rapport à 2017), 16 cas de dengue ont été confirmés ou considérés probables. Tous étaient des cas importés. Aucun cas de chikungunya ou de Zika n’a été déclaré.

Le nombre de cas importé est toujours fortement corrélé à la situation épidémique dans le monde et peut varier de manière importante d’une année sur l’autre. L’année 2018 a été notamment marquée par l’épidémie de dengue à la Réunion.

Organisation de la surveillance renforcée du moustique tigre en Charente-Maritime

L’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine, Santé publique France en région Nouvelle-Aquitaine, la Préfecture de Charente-Maritime, le Département de Charente-Maritime, l’EID Atlantique, les communes et les professionnels de santé du département se mobilisent pour lutter contre la prolifération du moustique tigre.

  • Le Préfet est responsable de la définition des actions de lutte contre les moustiques

L’arrêté préfectoral du 30 avril 2019 relatif à la surveillance et à la lutte en Charente-Maritime contre les moustiques potentiels vecteurs de maladies entérine la déclinaison départementale du plan national.

Une cellule départementale de gestion, placée sous l'égide du préfet, permet la coordination de tous les acteurs impliqués dans la surveillance et la lutte contre le moustique-tigre.

  • L’Agence régionale de santé assure l’organisation du signalement des cas suspects probables et confirmés de chikungunya, de dengue et de Zika dans le cadre de la surveillance épidémiologique coordonnée par Santé publique France.

L’ARSAgence Régionale de Santé assure l’information et la sensibilisation des praticiens déclarants potentiels du département (médecins généralistes et hospitaliers, pédiatres et laboratoires de biologie médicale), pour la mise en œuvre du signalement accéléré des cas suspects importés probables et confirmés de chikungunya, de dengue de Zika. Une information sera également adressée aux pharmaciens plus particulièrement sur les moyens de protection individuelle.

Dans le cadre du plan départemental, l’ARSAgence Régionale de Santé recevra et validera les signalements en s’appuyant sur Santé publique France en région. Elle suivra ensuite les demandes de confirmation biologique. Elle réalisera une investigation épidémiologique et s’assurera que les mesures de protection individuelle pendant la période virémique (période où le malade peut potentiellement infecter le moustique en cas de piqûre) des malades dont le signalement a été validé ont été recommandées. Elle signalera tout cas potentiellement virémique en Charente-Maritime à l’EID Atlantique, pour mise en œuvre de l’enquête entomologique et des actions de lutte anti-vectorielle adéquates.

  • Le Conseil départemental de la Charente-Maritime finance la surveillance de l’Aedes albopictus et de la lutte anti vectorielle dansl’ensemble du département qu’il a confiées à l’EID Atlantique

A la suite de la confirmation de l’implantation du « moustique tigre » en Charente-Maritime, le Départementfinancela mise en œuvre des dispositifs de surveillance renforcée du moustique Aedes albopictus et de lutte anti vectorielledans l’ensemble de la Charente-Maritime, qu’il a confiés à l’EID Atlantique.

Cette lutte anti vectorielle s’exerce concomitamment avec la démoustication de confort qui est mise en place par le Département depuis 1969 dans le respect des écosystèmes existants. Ainsi, pour la lutte de confort, en 2018, le Département a versé à l’EID Atlantique 1 065 100 €.

  • L’Établissement public Interdépartemental pour la Démoustication du littoral Atlantique (EID Atlantique)

L’EID est l’organisme de droit public désigné dans le cadre de l’arrêté préfectoral du 30 avril 2019 relatif à la surveillance et à la lutte en Charente-Maritime contre les moustiques invasifs potentiels vecteurs de maladies. Il assure à ce titre la surveillance de la progression géographique de l’implantation d’Aedes albopictus. Cette surveillance se traduit par la mise en place de pièges pondoirs dans les territoires non colonisés autour de différents sites à risque d’introduction : aires de stockage de pneus usagés et importés, aires de services d’autoroute et de ferroutage, grands axes routiers provenant de départements colonisés, d’Espagne, etc. Par ailleurs l’EID Atlantique assure une veille entomologique basée sur un dispositif de recueil des signalements et d’identification du moustique Aedes albopictus. En cas de détection d’Aedes albopictus, l’EID Atlantique est chargé de la mise en œuvre d’enquêtes entomologiques et le cas échéant de traitements. Les objectifs sont de limiter la densification et l’expansion d’Aedes albopictus et d’agir autour des cas suspects importés, des cas probables ou confirmés pour éviter l’apparition des cas autochtones.

L’EID Atlantique est ainsi chargée d’assurer la gestion du réseau de pièges pondoirs afin de :

- connaître l’évolution de l’implantation du moustique,

- évaluer le degré d’implantation du moustique dans la zone d’implantation connue,

- assurer une veille et un conseil auprès du public concernant l’identification à la demande. A cet effet, l’EID Atlantique a élaboré une application mobile dénommée « i Moustique® » permettant une participation à la veille citoyenne.

Retrouvez toutes les informations et supports à télécharger à destination du grand public, des collectivités, des professionnels de santé et des voyageurs sur www.nouvelle-aquitaine.ars.sante.fr