Les zones humides, l'essentiel

 
 

Prés salés et vasières Fiers d'Ars © Thierry Degen - Terra

Prés salés et vasières Fiers d'Ars © Thierry Degen - Terra

Les zones humides sont des zones de transition à l’interface des milieux terrestres et aquatiques, caractérisées par la présence d’eau, en surface ou dans le sol.

Longtemps considérées comme des milieux insalubres et hostiles, les zones humides sont reconnues pour leurs intérêts patrimoniaux et fonctionnels depuis la ratification de la convention internationale Ramsar (1971) et la Loi sur l'eau de 1992.

 

Qu'est ce qu'une Zone Humide ?


 
logo RAMSAR

Définition Ramsar 1971

"Les zones humides sont des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d'eaux naturelles ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l'eau est stagnante ou courante, douce, saumâtre ou salée, y compris des étendues d'eau marine dont la profondeur à marée basse n'excède par six mètres."

 
 
Rivière de marais

Définition loi sur l'Eau 1992 (article L.211-1 du code de l'environnement  )

"On entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par des plantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année."

 
 

Présentes depuis le sommet des montagnes jusqu’aux côtes littorales, les zones humides constituent des territoires d’exception qui remplissent des fonctions essentielles, dont :

  • le maintien et l’amélioration de la qualité de l’eau (rôle de filtre épurateur) : ce type de milieu peut retenir jusqu’à 86% de l’azote organique, 84% du phosphore total, 78% de l’azote ammoniacal, 64% du carbone organique et plus de 90% des matières en suspension ;
  • la régulation des régimes hydrologiques (rôle de zones tampons) ;
  • l’accueil d’une faune et d’une flore remarquables  : 50 % des espèces d’oiseaux et 30 % des espèces végétales remarquables et menacées en dépendent ;
  • la régulation des microclimats.

Du point de vue des activités humaines, les zones humides sont le support de productions agricoles, piscicoles et conchylicoles. Elles appartiennent au patrimoine paysager et culturel et sont fréquemment le support d’activités touristiques ou récréatives.

Les zones humides font pourtant partie des milieux naturels les plus dégradés et les plus menacés au monde. En France, de nombreuses zones humides sont détruites chaque année et on estime à près de 67 % leur disparition depuis le début du XXe siècle (source : Les zones humides : un enjeu national – Bilan de 15 ans de politiques publiques, MEEDDM, 2009).

 

Cartographie des zones humides


La carte ci-contre localise les principaux milieux à composante humide de France métropolitaine. Ces zones couvrent une superficie de 2,26 millions d’hectares. Elle est établie à partir d’informations issues de :

  • l’inventaire des ZNIEFF  (zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique) de type I et II à caractère humide de première génération 
  • l’occupation des sols issue de l’inventaire biogéographique CORINE Land Cover 2006
  • les sites d'intérêt communautaire du réseau Natura 2000  comprenant des habitats humides
   

La carte ci contre localise à titre indicatif les principaux milieux humides de la Charente-Maritime.

Le département présente un réseau hydrographique important qui s'étend sur plus de 4 000 km et s'articule autour des bassins de la Sèvre Niortaise, de la Charente et de ses principaux affluents (Boutonne, Seugne, Antenne), de la Seudre et de la Gironde.

A ce réseau hydrographique s'ajoute la zone caractéristique des marais qui couvre plus de 100 000 hectares.

En savoir plus :

Site du forum des Marais atlantiques

Atlas cartographique produites par l’agence régionale de la biodiversité Nouvelle-Aquitaine

Données et cartographies du réseau partenarial des données sur les zones humides