Saison d'irrigation en cours

 

Les bassins de la Charente-Maritime ne sont pas exempts de situations critiques. Les sécheresses récurrentes posent la question de l’adaptation des comportements aux aléas climatiques et du respect de l’équilibre des milieux aquatiques.

Si la gestion quantitative structurelle permet d'organiser le partage entre les usages de l'eau et le retour à l'équilibre à long terme, la prévention des situations de crise et leur gestion demeurent un impératif annuel.


Les impacts de la sécheresse


Les conséquences d'une situation de sécheresse sur le milieu naturel sont multiples :

  • baisse de niveaux des nappes d’eau souterraine, des cours d’eau et des réservoirs,
  • risques de pollution et de dégradation de la qualité de l’eau,
  • risques d’eutrophisation des milieux,
  • perturbation des écosystèmes,
  • risques pour la biodiversité.

Les conséquences économiques, sanitaires et sociales des situations de sécheresse ne sont pas à négliger.


 Limitation des usages de l'eau


Lorsque la tendance hydrologique laisse pressentir un risque de crise à court ou moyen terme, des comités quantitatifs de l'eau se réunissent afin de déterminer s'il est nécessaire de prendre des mesures de limitation des prélèvements d'eau.

La limitation des usages est encadrée par un arrêté cadre annuel et, en cas de crise, par des arrêtés d'application de limitation des usages.

L'arrêté cadre annuel a pour objectif d'assurer la planification des mesures de restriction des prélèvements d'eau des différents usagers. Il définit les valeurs-seuils (de débit pour les cours d'eau et de niveau pour les nappes) de déclenchement desdites mesures. Il relève de la compétence du préfet de département et s'applique à travers les arrêtés annuels de limitation des usages de l'eau, lesquels y font référence.

Les arrêtés de limitation des usages de l'eau : pris par le préfet afin de gérer la situation de crise, ils imposent une gestion accrue des prélèvements en eau ainsi que la préservation des usages prioritaires (alimentation en eau potable) et des besoins en eau nécessaires à assurer la sécurité des populations.

L'ensemble de ces arrêtés sécheresse ne peut être prescrit que pour une durée limitée et pour un périmètre déterminé.

Trois seuils de déclenchement de mesures de restriction sont établis :

  1. Le seuil d'alerte est défini par le niveau au-dessous duquel l'ensemble des usages et le bon fonctionnement du milieu aquatique ne sont plus assurés. Lors du dépassement de ce seuil, les premières mesures de limitation sont mises en place.
  2. Le seuil d'alerte renforcée doit permettre le renforcement substantiel des mesures de limitation allant jusqu'à la suspension de certains usages, afin de ne pas atteindre le niveau de coupure.
  3. Le seuil de coupure est le niveau de déclenchement de l’arrêt total des prélèvements non prioritaires au sens du SDAGESchéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux, et hors cultures dérogatoires préalablement précisées par les arrêtés-cadre. Ce seuil de coupure est supérieur au seuil de crise, seuil en dessous duquel les usages prioritaires pour l'homme (santé, salubrité, eau potable, sécurité civile) et la survie des espèces présentes dans le milieu sont mis en périls.

En période printanière, il n'y a pas d'alerte renforcée. En période estivale, les 3 seuils sont prévus.

A lire dans cette rubrique